La chance de la semaine c'est de pouvoir passer de l'heure d'hiver à celle d'été puis en arrière et de nouveau en été. Comme un yoyo. En arrière, c'est en Angleterre, le beau pays vert pelouse où les petits moutons courent joyeusement dans les pattes de maman, où les contrôleurs de train ont parfois une dizaine de piercings sur le visage, où le poids moyen de tout individu de plus de quinze ans semble le double de celui d'un continental, où l'on vous appelle "love" quand on vous propose de choisir entre le thé et le café. Parlant de café, si la nourriture servie au centre de conférences de l'Université de Warwick est étonnamment bonne au vu du pays dans lequel ce centre est situé (rappel historique : talonnant la Pologne qui se situe sans conteste en première ligne, l'Angleterre est l'un des pays où l'on mange le plus mal en Europe), le café ne déroge pas à sa réputation et rejoint l'ignoble. Malgré ce léger défaut, le centre de conférences est un lieu paradisiaque, aux chambres majestueuses nettoyées tous les matins, au bar ouvert le soir et prêt à accueillir le pauvre voyageur jet yoyoté avec une guiness tirée hors des règles de l'art mais dont le goût est délicieux puisque l'on a passé le channel, où l'on peut prendre comme dessert du cheese cake ET du carrott cake ET de la salade de fruits, mais aussi où l'on pense à servir les petits bouts grillés de peau grasse détachée du jambon cuit qui est très laid à regarder et représente une charge calorique inacceptable pour un organisme sain mais qui fait le bonheur des gourmands, où l'on sert *oh bonheur suprême* des rognons délicatement cuits au petit déjeuner, où le wifi est accessible dans toutes les salles communes, où les salles de réunion contiennent un distributeur d'eau décore de bonbons violets de bonbons jaunes de bonbons verts de bonbons oranges qui chacuns ont des goût différents mais sans être associables à un fruits particulier, une prise réseau et un cable éthernet posés avec attention sur le bureau de la chambre, où chaque salle de bains contient savon gel-douche shampoing mouth-freshener (qui doit avoir une traduction en français) chapeau de douche coton-tige crème pour le corps, crème pour le corps que l'on retrouve dans les toilettes à côté du savon liquide dans sa version "crème pour les mains", toilettes où l'on a d'ailleurs le choix entre le séchage manuel sur papier ou le séchage électrique par ventilation, les salles de réunion ouvertes à tous les participants pour s'isoler, le prêt sans garantie d'un adaptateur électrique que l'on reçoit contre une recommandation "please bring it back when you are done with it", où un sèche cheveux une télé une bouilloire et un tas de sachets de thé café décaféiné tisanes ornent le long bureau, où l'on trouve même dans l'armoire des objets saugrenus et parfaitement inutiles tels qu'une table et un fer à repasser. Le seul petit défaut est le risque de se perdre entre les petits salons, la salle de jeux, l'internet café, le distributeur d'argent, la photocopieuse. A ce stade, on soupçonne que l'idée de rassembler tout l'essentiel d'un conférencier dans le même bâtiment découle de deux facteurs qui empêchent les braves travailleurs sortant de leurs réunions de satisfaire tous leurs besoins : le temps certainement horrible qui écrase le ciel local en hiver, et de l'isolement de l'université au milieu de la campagne, paradisiaque depuis hier puisque les fleurs y pointent et les petits moutons s'y ébattent.
Le lecteur pourrait légitimement se dire que je parle beaucoup des petits moutons. Il faut savoir que dans ma jeunesse, je m'étais crue capable de tout plaquer pour partir en Angleterre vivre au milieu de champs rasés de près par ces charmants mammifères peu alertes. Depuis, j'ai compris que de jolis paysages ne s'obtiennent qu'au prix d'une pluie agaçante et d'une solitude déprimante. Je préfère donc me délecter d'une opportunité comme celle que je connais aujourd'hui, voir les alentours de Coventry sous le soleil et lorsque la nature s'éveille à la sortie de l'hiver tout en travaillant dans des conditions optimales avec de brillants collègues.
1.4.08
17.3.08
la plage des sables d'olonne
Bien sûr que je suis tombée amoureuse d'Artémis. La fin du monde s'est invitée sur nos plages, et déjà les embouteillages de photographes épatés, venus d'aussi loin que Clermont-Ferrand, empêchent les gentils vendéens de promener le dimanche.
Merci Artémis pour ta beauté fragile, un peu étonnée.
Merci changement global pour tes blagues.
pour d'adorables lecteurs capables de me contacter : un grand bonheur pour moi serait de savoir comment sont désignés les habitants des sables d'olonne - suivant wikipédia, je trouve olonnais comme adjectif et olonnois comme substantif, sans savoir si cela désigne bien les sus-concernés - la page de wikipédia, qui ressemble singulièrement à une page web d'office du tourisme du début des années 2000 (interface anti-conviviale) ne sert pas à grand chose à part à connaître les horaires de train, à constater le dépeuplement depuis 1968 de cette belle ville et à lister de célèbres inconnus comme personnalités locales.
Merci Artémis pour ta beauté fragile, un peu étonnée.
Merci changement global pour tes blagues.
pour d'adorables lecteurs capables de me contacter : un grand bonheur pour moi serait de savoir comment sont désignés les habitants des sables d'olonne - suivant wikipédia, je trouve olonnais comme adjectif et olonnois comme substantif, sans savoir si cela désigne bien les sus-concernés - la page de wikipédia, qui ressemble singulièrement à une page web d'office du tourisme du début des années 2000 (interface anti-conviviale) ne sert pas à grand chose à part à connaître les horaires de train, à constater le dépeuplement depuis 1968 de cette belle ville et à lister de célèbres inconnus comme personnalités locales.
3.10.07
zorro des caniveaux
Mon amusement du moment, jouer à zorro. J'interpelle dans la rue les pauvres hères qui ne savent choisir entre civisme et abandon de leur âme. J'ennuie un homme qui se gare sur le trottoir, et qui se révèle très vexé, car il sait que je n'ai pas tort ; je demande à une dame si elle compte ramasser le caca de son chien, ce qu'elle fait en me certifiant que beaucoup de gens ont ce comportement dans son quartier - cela semble improbable mais pourquoi ne pas répandre ce genre de mythe qui pourrait être suivi par quantité de braves autochtones. La réaction vaguement offusquée de ceux que l'on semble accuser d'incivisme et qui répondent montre qu'ils sont conscients des problèmes de leur cité. Il y a quelques temps, c'est plutôt un sacré abruti que nous avons rencontré - roulant sur le trottoir en scooter, à deux doigts de renverser la poussette que nous conduisons, il s'estime dans son bon droit et pas du tout dangereux. Nous ici désigne mon doux conjoint et moi, ce qui fait que ledit conjoint a failli emplâtrer le malotru quasi assassin et néanmoins agressif. Un peu trop de ces monstres sans cervelle nous polluent le quotidien ici.
Mon autre étude de la ville basse est la rencontre régulière de ceux qui, chaque jour plus nombreux, font la manche dans la rue. Je ne leur parle pas toujours, mais la façon de dire merci présente déjà une infinité de variation, du vieil alcoolique mal réveillé, à la jeune roumaine qui a fait jusque là semblant de ne pas parler un mot et d'ânnoner de vagues prières d'un air absent et dont l'oeil s'éveille soudain pour dire très distinctement et presque sans accent merci madame. Il y a rôle à jouer pour participer à la réalité sociale et économique ; il y a personnalité cachée sous le masque, qui peut apparaître parfois.
Note sur la beauté du marché. En discutant un peu, on découvre qu'en ces temps de ramadans on ne peut plus se fournir en drogue cannabisée sur Marseille. C'est la dèche. Maintenant, ne circule que de la mauvaise qualité, et plutôt mal servie. Quand les vendeurs rachètent leur âme, les accros se rongent les sangs.
Et puis finalement, la rue hurle quand Marseille marque un but contre Liverpool. Sont-ils simplement heureux ces habitants d'une ville abandonnée par ses politiques et déchiquetée pour satisfaire à l'appétit des plus riches. (Promenez vous rue de la République, nouvelle rue Saint Férréol où les propriétaires devront dorénavant être aisés et propres sur eux. Appréciez...).
Mon autre étude de la ville basse est la rencontre régulière de ceux qui, chaque jour plus nombreux, font la manche dans la rue. Je ne leur parle pas toujours, mais la façon de dire merci présente déjà une infinité de variation, du vieil alcoolique mal réveillé, à la jeune roumaine qui a fait jusque là semblant de ne pas parler un mot et d'ânnoner de vagues prières d'un air absent et dont l'oeil s'éveille soudain pour dire très distinctement et presque sans accent merci madame. Il y a rôle à jouer pour participer à la réalité sociale et économique ; il y a personnalité cachée sous le masque, qui peut apparaître parfois.
Note sur la beauté du marché. En discutant un peu, on découvre qu'en ces temps de ramadans on ne peut plus se fournir en drogue cannabisée sur Marseille. C'est la dèche. Maintenant, ne circule que de la mauvaise qualité, et plutôt mal servie. Quand les vendeurs rachètent leur âme, les accros se rongent les sangs.
Et puis finalement, la rue hurle quand Marseille marque un but contre Liverpool. Sont-ils simplement heureux ces habitants d'une ville abandonnée par ses politiques et déchiquetée pour satisfaire à l'appétit des plus riches. (Promenez vous rue de la République, nouvelle rue Saint Férréol où les propriétaires devront dorénavant être aisés et propres sur eux. Appréciez...).
2.10.07
1.10.07
JE NE SUIS PAS
Le bus qui vient d'Aix annonce sur le côté, en lettre brillante sur fond noir : JE NE SUIS PAS. (de face on saura qu'il s'agit d'être en service, moins mystérieux.
Un petit chien blanc qui ressemble à Oscar la chienne de Kaabeche le créateur de la rue Pastoret, se tient devant la gare de Marseille, au pied d'une machin-outil qui fait sa pause de midi. Au milieu du chantier, il se gratter avec sa patte arrière gauche, et renifle par terre avec vivacité. Il est très petit.
Un autre petit, humain, saute sans se démoraliser pour toucher le drapeau australien qui pend du plafond. Il a environ cinq ans. Si on prend sa hauteur et qu'on la triple, on atteind tout juste le drapeau. En haut de sa courbe ascendante, il est encore très très loin du compte, mais ne se démoralise pas, et recommence encore. Il tente le drapeau de l'Italie, retourne à l'Australie. Puis il abandonne et rejoint sa mère, pour enfourner un repas qui ressemble au mien sur un plateau que chaque client a indentiquement posé devant lui. Deux plats et une boisson, l'un simulant un hamburger plus ou moins sophistiqué, tandis que l'autre représente les légumes, frites donc. Un boisson. Pour certains un desserts pour ajouter à 495 et 380 calories. Un repas chez macdo.
Un petit chien blanc qui ressemble à Oscar la chienne de Kaabeche le créateur de la rue Pastoret, se tient devant la gare de Marseille, au pied d'une machin-outil qui fait sa pause de midi. Au milieu du chantier, il se gratter avec sa patte arrière gauche, et renifle par terre avec vivacité. Il est très petit.
Un autre petit, humain, saute sans se démoraliser pour toucher le drapeau australien qui pend du plafond. Il a environ cinq ans. Si on prend sa hauteur et qu'on la triple, on atteind tout juste le drapeau. En haut de sa courbe ascendante, il est encore très très loin du compte, mais ne se démoralise pas, et recommence encore. Il tente le drapeau de l'Italie, retourne à l'Australie. Puis il abandonne et rejoint sa mère, pour enfourner un repas qui ressemble au mien sur un plateau que chaque client a indentiquement posé devant lui. Deux plats et une boisson, l'un simulant un hamburger plus ou moins sophistiqué, tandis que l'autre représente les légumes, frites donc. Un boisson. Pour certains un desserts pour ajouter à 495 et 380 calories. Un repas chez macdo.
27.9.07
"heureusement que la planète se réchauffe..."
Une belle remarque de vieux marseillais à l'accent italien, lancée d'une voix aussi gaie que tonitruante. Son ami approuve en retenant son chapeau. Car l'hiver s'en est venu en un jour et les bouts du nez sont rouges. Parfois, dans les beaux jours, on me parlait dans la rue, telle cette femme surgissant d'une cabine téléphonique pour m'annoncer que l'ANPE venait d'accepter de financer sa formation. Du chant lyrique. Maintenant, le son des voix est assourdi par les éléments mais la bonne humeur ne nous quitte pas. Le vendeur de fromages de la rue saint michel, au chaud dans son magasin, parle de sa petite fille et de sa retraite tant attendue. Une dame se plaint de ce qui nous préoccupe ici, l'arrivée soudaine d'une perturbation sur la Région PACA. D'ailleurs, les machines-outils ont déjà pris leur envol vers des cieux plus cléments, et je ne vois plus une seule araignée, plus un seul éléphant de ferraille creusant un parking ou réparant une rue. Le parcours qui me mène au travail était pourtant pendant des mois encombré de la construction du tramway, long saucisson silencieux dont l'apparition ne rend pas plus simple la vie des cyclistes.
On peut noter un changement d'humeur certain dès les premiers mots posés sur cette page virtuelle : je mets des majuscules en début de phrase.
On peut noter une constante d'humeur certaine en Birmanie : ils vont tirer sur les gens dans la rue, ceux-là même que je voyais il y a quelques jours sur mon écran, distinguant les visages et les postures de ceux qui marchaient vers une répression certaine. Mais marchaient malgré tout.
On peut noter un changement d'humeur certain dès les premiers mots posés sur cette page virtuelle : je mets des majuscules en début de phrase.
On peut noter une constante d'humeur certaine en Birmanie : ils vont tirer sur les gens dans la rue, ceux-là même que je voyais il y a quelques jours sur mon écran, distinguant les visages et les postures de ceux qui marchaient vers une répression certaine. Mais marchaient malgré tout.
28.6.07
c'est un jour...
c'est un jour à se promener à kurodani, temple de la secte de la terre sacrée qui surplombe kyoto sur son flanc est. c'est celui où je me promenais, je regardais les tortues jouer, je m'asseyait au petit matin pour écouter les moines chanter. là où le cimetière s'élève dans la montagne, le vent souffle toujours, bouddha a un fil qui lui sort des mains et en tenant le marteau, on est directement connecté à lui. je connaissais bien les bouddha de certaines tombes, des imposants bouddha assis très clame, ou d'autre debout avec les doigts dans diverses positions. c'est là qu'un bouddha a des cheveux crépus (d'après les dires, je ne l'ai jamais trouvé). c'est aussi là qu'on trouve le tout petit jardin qui réussit à paraître grand grâce à ces perspectives perverses de jardinier japonais et qui se gonfle de rougeurs automnales à en exploser, laissant passer un toc de bambou promeneur emplit d'eau.
c'est un jour de migraine nostalgique du pays où il fait bon vieillir.
c'est un jour de migraine nostalgique du pays où il fait bon vieillir.
25.6.07
l'homme de la rue
L'homme de la rue a les cheveux qui se raréfient sur le dessus du crâne, une barbe de trois jours blond-roux, la peau couverte d'un hâle léger, lui aussi vaguement roux, quelques rides mais sans exagération. Il dit parler cinq langues, le bulgare, le gitan, le mongol, un peu d'italien, le français. Il se dit mongol, un peuple dont les représentants sont rares en France. Comme son français est parfait, très précis et sans accent, je m'étonne et il ajoute une mère française à ses origines. L'homme de la rue vit à marseille, qui n'est pas sympathique ni facile, mais moins dangereuse que paris, ville de bandes où il ne fait pas bon être seul. Il faut rapidement s'y caser, s'y débrouiller, dit-il avec un geste serpentin de la main. L'homme de la rue a vu partir, sans comprendre, il y a quelques jours la jeune femme qui l'accompagnait, mais il ne semble pas très affecté par ce fait. Côté solitude, il est veuf depuis trois ans et ses enfants sont placés en maison d'accueil. Ils vont très bien, polis et propres, mais il ne les voit que quelques heures tous les mois. C'est le contrôle judiciaire qui garantit que la rencontre est limitée dans le temps. Car l'homme de la rue n'a pas l'air d'un rigolo. Il décrit rapidement ses blessures, qui l'empêchent de travailler, blessures, paralysie d'une main et coups de couteaux diversement répartis et montre ses impressionnantes cicatrices enchevétrées aux tatouages. Il dit savoir se battre et avoir un couteau malgré tout sur lui, pour les cas de bagarre à plusieurs où les mains nues ne suiffisent qu'à se faire démonter. Il n'a plus ses papiers, volés la semaine dernière et qu'il doit faire refaire, et a perdu son gros sac il y a peu. La bagarre et l'oubli sont plus faciles la nuit, surtout quand on a bu un coup de trop et que le verbe devient vert. Car la vraie raison de son chômage, dit-il, c'est l'alcoolisme, qui le rend dangereux - pour lui ce qui n'est pas grave à son sens - pour les autres ce qui le gêne plus. C'est difficile de s'arrêter, quand on retourne au plein air dès la cure de désintoxication finie, que la journée se passe sans parler presque et que le soir est vide.
Et l'homme de la rue est dans la rue, tandis que les bus passent et que la chaleur monte, devant les piétons, sa bouteille de rouge posée mais pas cachée derrière son sac et le fond d'une bouteille d'eau découpée à ses pieds, signe qu'il demande de l'argent. Il a un air très serein et posé, calme et poli sans inquiétude, qui le différencie (j'ai trouvé à cet instant) de nombreux autres hommes de la rue qui s'installent devant nos yeux. Sa voix est elle aussi calme et sans émotion malgré ce qu'il raconte et désigne comme des échecs et des incapacités. Mais il semble accepter sans résignation, juste accepter, qu'une traversée de l'Europe aventureuse à quatorze ans se transforme en une situation moins glorieuse quand le temps passe.
Et l'homme de la rue est dans la rue, tandis que les bus passent et que la chaleur monte, devant les piétons, sa bouteille de rouge posée mais pas cachée derrière son sac et le fond d'une bouteille d'eau découpée à ses pieds, signe qu'il demande de l'argent. Il a un air très serein et posé, calme et poli sans inquiétude, qui le différencie (j'ai trouvé à cet instant) de nombreux autres hommes de la rue qui s'installent devant nos yeux. Sa voix est elle aussi calme et sans émotion malgré ce qu'il raconte et désigne comme des échecs et des incapacités. Mais il semble accepter sans résignation, juste accepter, qu'une traversée de l'Europe aventureuse à quatorze ans se transforme en une situation moins glorieuse quand le temps passe.
18.6.07
témoignage
Alors que je rentrai chez moi ce soir, je fus témoin (à mon immense) étonnement d'un événement prévu depuis longtemps mais dont l'attente avait transformé son objet en mythe.
le tramway circulait à vive allure sur la rue de la République. A l'instar du petit train qui récemment avait failli m'écraser, il ne faisait pas cas des pauvres marseillais fatigués par leur journée de travail et habitués à marcher au milieu de la chaussée qui risquaient de se faire broyer sous ses roues funestes. Il émettait un ding ding énervé, mais son allure était constante et vive.
On ne peut même pas dire qu'il soit laid.
On ne peut pas dire qu'il est trop petit.
On peut tout juste critiquer son parcours, qui double une ligne de métro et ne daigne même pas songer à s'orienter vers l'université la plus mal désservie en transports en commun de france.
on peut également s'interroger sur le passage de la canébière où il semble s'empêtrer comme tout un chacun dans la circulation outrebouchée du carrefour rome-belsunce-canebière.
Mais l'histoire s'écrit aujourd'hui.
le tramway circulait à vive allure sur la rue de la République. A l'instar du petit train qui récemment avait failli m'écraser, il ne faisait pas cas des pauvres marseillais fatigués par leur journée de travail et habitués à marcher au milieu de la chaussée qui risquaient de se faire broyer sous ses roues funestes. Il émettait un ding ding énervé, mais son allure était constante et vive.
On ne peut même pas dire qu'il soit laid.
On ne peut pas dire qu'il est trop petit.
On peut tout juste critiquer son parcours, qui double une ligne de métro et ne daigne même pas songer à s'orienter vers l'université la plus mal désservie en transports en commun de france.
on peut également s'interroger sur le passage de la canébière où il semble s'empêtrer comme tout un chacun dans la circulation outrebouchée du carrefour rome-belsunce-canebière.
Mais l'histoire s'écrit aujourd'hui.
quant à savoir ce qui est dommage...
hier soir, je me suis bien amusée. non pas que ma ferveur partisane m'ait conduit dans les pentes sableuses de l'auto-satisfaction, puisque entre l'ebola et la grippe aviaire, en politique, mon coeur n'est pas acquis.
mais j'ai ri.
surtout de la mauvaise foi.
tous les "unionistes majorité p" qui sont passés à la télé ont accusé les socialistes d'avoir fait de la désinformation en parlant de la vague bleue à tout vent, poussant les surfeurs trop sûrs d'eux à ne pas se rendre aux urnes, tandis que les rosiers se précipitaient pour sauver les meubles.
mais qui tient les médias à l'heure actuelle et a fait croire que tout était acquis ? qui manipule les informations et les reportages, pose sur les forums ses petits pions prêts à expliquer les projets en les rendant attractifs et sympathiques (quitte à dire des ânneries du type "et si le coût de la main d'oeuvre baisse, les prix baissent", oubliant que personne n'a vu de bien longtemps les industriels indexer les prix sur les coûts) ? je pense que ceux qui ont une place dans les médias écoutés sont ceux qui ont le pouvoir et font peur à tout le monde.
et avoir le pouvoir et faire peur à tout le monde, on peut pas dire que ce soit la gauche en ce moment.
donc, hier, on a vu des mesquins malheureux accuser les autres d'une communication complètement plantée.
d'autres accusent les socialiste de ne pas avoir présenté de projet. c'est bien, mais est-ce le rôle des législatives, où j'élis mon député très local, que de proposer un projet national ? je doute je doute.
donc hier j'ai ri.
et finalement je me suis sentie moins seule que depuis quelques semaines, où j'avais l'impression que tout allait vers un enterrement sans pompe de notre présent.
pour le futur, on verra bien...
mais j'ai ri.
surtout de la mauvaise foi.
tous les "unionistes majorité p" qui sont passés à la télé ont accusé les socialistes d'avoir fait de la désinformation en parlant de la vague bleue à tout vent, poussant les surfeurs trop sûrs d'eux à ne pas se rendre aux urnes, tandis que les rosiers se précipitaient pour sauver les meubles.
mais qui tient les médias à l'heure actuelle et a fait croire que tout était acquis ? qui manipule les informations et les reportages, pose sur les forums ses petits pions prêts à expliquer les projets en les rendant attractifs et sympathiques (quitte à dire des ânneries du type "et si le coût de la main d'oeuvre baisse, les prix baissent", oubliant que personne n'a vu de bien longtemps les industriels indexer les prix sur les coûts) ? je pense que ceux qui ont une place dans les médias écoutés sont ceux qui ont le pouvoir et font peur à tout le monde.
et avoir le pouvoir et faire peur à tout le monde, on peut pas dire que ce soit la gauche en ce moment.
donc, hier, on a vu des mesquins malheureux accuser les autres d'une communication complètement plantée.
d'autres accusent les socialiste de ne pas avoir présenté de projet. c'est bien, mais est-ce le rôle des législatives, où j'élis mon député très local, que de proposer un projet national ? je doute je doute.
donc hier j'ai ri.
et finalement je me suis sentie moins seule que depuis quelques semaines, où j'avais l'impression que tout allait vers un enterrement sans pompe de notre présent.
pour le futur, on verra bien...
12.6.07
juliette bleue
je tiens à préciser que le nom de juliette bleue n'a rien à voir avec un parti politique au discours visqueux qui s'excite dans le giron de la bête assoupie.
d'ailleurs, je continuerai à défendre cettre belle couleur qui n'y est pour rien.
d'ailleurs, je continuerai à défendre cettre belle couleur qui n'y est pour rien.
29.5.07
mes tomates !!!
il y a moultes raisons pour se plaindre d'un climat à haute variabilité, et plus encore d'un vent décorneur qui siffle sur nos tête. on ne sait plus comment s'habiller. on ne peut pas sortir le petit. on a froid. la coupe de cheveux devient encore plus chaotique et malgré tous les efforts pour cacher sa punkitude, on se grille après quelques mètres dehors. on ne peut pas se baigner dans la grande bleue. si j'écoutais les discussions dans le métro plutôt que de lire murakami (haruki) je suis sûre que j'aurais encore plus de motifs de plainte à mon arc.
mais je veux vous parler de mes tomates. depuis que j'ai un "extérieur", ce qui à marseille désigne le balcon de 3 m² sur le cour lieutaud tout autant qu'un jardin de 60m² arboré, je me pique de faire pousser des machins verts qui ne bougent pas tout seuls. des plantes je veux dire. parfois verte et rouge (un rosier) ou verte et rose (un laurier rose). ma plante préférée, c'est mon tomatier et lui est encore vert et vert. je l'aime et il faut dire qu'il me le rend bien, il est grand est gracieux, et dès début mai il laissait poindre quelques petites tomates dont l'appétitivité promet d'augmenter lorsque la rougeur leur montera au nez. chaque jour je lui parle et je mets le nez de mon fils dedans pour qu'il apprenne l'odeur de la tomate (à l'instar de celle de la menthe, de la rose, du basilic, il s'en fout avec une grâce toute majestueuse). je l'arrose, aussi, car mon père désespéré par ma main bleue s'oblige à me rappeler chaque jour les préceptes de base de l'entretetien de nos amis à chlorophylle, auxquels je me soumets avec religiosite. par exemple je retire les gourmants de mes tomates, ces petites pousses qui s'érectent inutilement à l'intersection entre deux branches et pompent l'énergie de mon plant (à l'occasion, avançant avec sincérité dans mon apprentissage poussif, j'arrache par erreur des fleurs promises à devenir tomates et à l'avenir dorénavant compromis). par exemple je mets de l'engrais, ce dont je n'ai pas honte car les bacs de béton qui encadrent les racines de mes légumes en devenir protègent efficacement la nappe fréatique de surplus d'azote. je me bats également contre la calamité la plus odieuse, les escargots, d'autant plus insupportables qu'ils étaient il y a peu mes animaux préférés, et que leur infâme traîtrise s'est révélée récemment à moi, lorsque j'ai vu mes pousses de fleurs se ternir à quelques centimètres du sol avant de devenir paille puis humus. pour anecdote, les escargots finissent dans le jardin du nouveau voisin, celui qui fait des trous dans le mur avec sa perceuse à 9 heures le soir et dont je sais qu'il ne lira pas ce texte.
donc le vent.
ce mistral fou qui ne nous lache plus, le voilà qui s'amuse en plus à casser mes tomates. ce matin, je suis sortie avec le rafia sur le balcon, et j'ai passé dix minutes dans le froid tempéteux à rattacher mes gracieuses majestés à leur tuteur courageux. les deux branches principales étaient penchées en un angle aigu très inquiétant et l'une d'elles était presque cassée et je m'inquiète des problèmes de circulation de sève à venir.
lecteur, qu'en penses-tu ? mes tomates vont-elles encore s'épanouir ou ce coup du sort va-t-il agir sur leur moral et leur santé physique ? vais-je me régaler de rouges fruits gorgés du soleil de mon jardin ou aller au marché acheter des bouts de plastiques montés sous serre en hollande. le suspense est à son comble.
je te parle à toi, cher lecteur, car je connais ta solitude. plus seul encore que l'auteur face à la feuille blanche, tu sais que toi, seul lecteur de se blog perdu dans les limbes du oueb, tu es même oublié par l'auteur, qui passe le plus clair de son temps à mater fièvresement les épisodes de touenti for (24) deuxième saison et qui oublie presque ses tomates et sa communication avec le monde pour s'intéresser au sort de jack bauer du ctu.
maintenant, j'ai dis tout le mal que le vent pouvait inspirer, je veux me plaindre de mon mec. sur d'autres blogs, je note qu'on se doit d'appeler son conjoint "doux chéri sucré", sans rigoler. le mien est un traître pire que les escargots sus-cités. ce matin, alors que je défendais au péril de ma vie mes jolies plantations, risquant à tout instant de m'envoler ou d'attraper une pneumonie qui me mènerait droit en enfer car je n'ai pas voté pour nicolas sarkozy, le voilà qui s'amuse à refermer la porte-fenêtre de la chambre qui claquait légèrement. du bout du balcon je n'entends rien car le vent furieux hurle à mes oreilles et qu'accrocher des tiges à un bout de bois demande à mes neurones matinaux une concentration extrême. je me suis donc retrouvée sur le balcon, enfermée dehors, grelottant, frappant à la porte, imaginant les deux lascars bien tranquillement en train de discuter en bas pendant que je suis coincée entre un yuka aux pointes agressives et des pucerons sauteurs.
finalement il m'entend cogner et vient ouvrir - riant sans honte, le bougre - en commentant "je disais justement à malo ta mère est gonflée elle a disparu, mais où elle est celle-là".
passons-nous de commentaire.
je vous tiendrai au courant de mes tomates et de la chasse aux escargots.
mais je veux vous parler de mes tomates. depuis que j'ai un "extérieur", ce qui à marseille désigne le balcon de 3 m² sur le cour lieutaud tout autant qu'un jardin de 60m² arboré, je me pique de faire pousser des machins verts qui ne bougent pas tout seuls. des plantes je veux dire. parfois verte et rouge (un rosier) ou verte et rose (un laurier rose). ma plante préférée, c'est mon tomatier et lui est encore vert et vert. je l'aime et il faut dire qu'il me le rend bien, il est grand est gracieux, et dès début mai il laissait poindre quelques petites tomates dont l'appétitivité promet d'augmenter lorsque la rougeur leur montera au nez. chaque jour je lui parle et je mets le nez de mon fils dedans pour qu'il apprenne l'odeur de la tomate (à l'instar de celle de la menthe, de la rose, du basilic, il s'en fout avec une grâce toute majestueuse). je l'arrose, aussi, car mon père désespéré par ma main bleue s'oblige à me rappeler chaque jour les préceptes de base de l'entretetien de nos amis à chlorophylle, auxquels je me soumets avec religiosite. par exemple je retire les gourmants de mes tomates, ces petites pousses qui s'érectent inutilement à l'intersection entre deux branches et pompent l'énergie de mon plant (à l'occasion, avançant avec sincérité dans mon apprentissage poussif, j'arrache par erreur des fleurs promises à devenir tomates et à l'avenir dorénavant compromis). par exemple je mets de l'engrais, ce dont je n'ai pas honte car les bacs de béton qui encadrent les racines de mes légumes en devenir protègent efficacement la nappe fréatique de surplus d'azote. je me bats également contre la calamité la plus odieuse, les escargots, d'autant plus insupportables qu'ils étaient il y a peu mes animaux préférés, et que leur infâme traîtrise s'est révélée récemment à moi, lorsque j'ai vu mes pousses de fleurs se ternir à quelques centimètres du sol avant de devenir paille puis humus. pour anecdote, les escargots finissent dans le jardin du nouveau voisin, celui qui fait des trous dans le mur avec sa perceuse à 9 heures le soir et dont je sais qu'il ne lira pas ce texte.
donc le vent.
ce mistral fou qui ne nous lache plus, le voilà qui s'amuse en plus à casser mes tomates. ce matin, je suis sortie avec le rafia sur le balcon, et j'ai passé dix minutes dans le froid tempéteux à rattacher mes gracieuses majestés à leur tuteur courageux. les deux branches principales étaient penchées en un angle aigu très inquiétant et l'une d'elles était presque cassée et je m'inquiète des problèmes de circulation de sève à venir.
lecteur, qu'en penses-tu ? mes tomates vont-elles encore s'épanouir ou ce coup du sort va-t-il agir sur leur moral et leur santé physique ? vais-je me régaler de rouges fruits gorgés du soleil de mon jardin ou aller au marché acheter des bouts de plastiques montés sous serre en hollande. le suspense est à son comble.
je te parle à toi, cher lecteur, car je connais ta solitude. plus seul encore que l'auteur face à la feuille blanche, tu sais que toi, seul lecteur de se blog perdu dans les limbes du oueb, tu es même oublié par l'auteur, qui passe le plus clair de son temps à mater fièvresement les épisodes de touenti for (24) deuxième saison et qui oublie presque ses tomates et sa communication avec le monde pour s'intéresser au sort de jack bauer du ctu.
maintenant, j'ai dis tout le mal que le vent pouvait inspirer, je veux me plaindre de mon mec. sur d'autres blogs, je note qu'on se doit d'appeler son conjoint "doux chéri sucré", sans rigoler. le mien est un traître pire que les escargots sus-cités. ce matin, alors que je défendais au péril de ma vie mes jolies plantations, risquant à tout instant de m'envoler ou d'attraper une pneumonie qui me mènerait droit en enfer car je n'ai pas voté pour nicolas sarkozy, le voilà qui s'amuse à refermer la porte-fenêtre de la chambre qui claquait légèrement. du bout du balcon je n'entends rien car le vent furieux hurle à mes oreilles et qu'accrocher des tiges à un bout de bois demande à mes neurones matinaux une concentration extrême. je me suis donc retrouvée sur le balcon, enfermée dehors, grelottant, frappant à la porte, imaginant les deux lascars bien tranquillement en train de discuter en bas pendant que je suis coincée entre un yuka aux pointes agressives et des pucerons sauteurs.
finalement il m'entend cogner et vient ouvrir - riant sans honte, le bougre - en commentant "je disais justement à malo ta mère est gonflée elle a disparu, mais où elle est celle-là".
passons-nous de commentaire.
je vous tiendrai au courant de mes tomates et de la chasse aux escargots.
25.5.07
pour savoir à quoi ça ressemble
la politique
mercredi dernier, je me commettai à faire mon marché sur le cours julien, au milieu des bobos du marché paysan, quand je vois une femme aux mains pleines de tracts qui aborde les gens en leur donnant un de ses papiers. un caméra et un micro (et les manipulateurs nécessaires à leur fonctionnement) la suivent. je passe à côté d'elle et elle ne me tend rien, je lui demande donc un peu d'information (la curiosité...). elle me demande si je suis de la cinquième circonscription, je mens oui, elle me dit "je suis votre candidate pour la cinquième circonscription, votez pour moi, ou plutôt votez pour le parti". elle me donne son papier. je m'éloigne. je repasse quelques minutes plus tard et elle n'est plus filmée, alors je retourne lui dire "maintenant que vous êtes hors caméra, je peux vous signaler que vous ne m'avez même pas dit pour quel parti vous étiez" elle dit "mais si je vous ai dit cinquième circonscription..." "oui mais pas le parti, j'ai lu sur votre papier mais c'est tout. moi je men fiche, mais je dis ça pour vous" (globalement elle n'avait pas l'air très à l'aise. et plutôt que de me remercier ou de commenter à haute voix qu'elle tentera de faire mieux la prochaine fois, elle se retourne et va vers un nouveau gugusse pour lui tendre un flyer.
ça m'a un peu énervée. je me dis que bonjour l'honnêteté intellectuelle sur un détail sans intérêt, et bonjour les compétences communicationnelles.
deux jours après, je la croise à la sortie du métro avec un acolyte, qui vient me voir en disant "bonjour, nous sommes candidats des verts sur marseille". je lui ai dit merci monsieur les verts j'ai déjà votre papier. elle m'a souri, cette godiche, alors qu'elle était déjà enfoncée. le député, on fait confiance à la personne, ils ont pas encore compris ça ?
j'ai vérifié un peu mes hypothèses sur la romanité des possesseurs de voitures d'enfant dans la rue, et il semble qu'elle soit avérée. il s'agirait bien des populations détestées par toute l'europe et qui finissent dans nos grandes villes sur-polluées, entassées dans des logements à peine salubres, à vivoter de nos poubelles. pendant ce temps, les riches deviennent plus riches en votant pour un nain malfaisant.
d'ailleurs, puisque je suis pas contente aujourd'hui, je tiens à signaler que tous ceux qui m'ont avoué avoir voté pour celui dont je suis censée respecter la fonction si je ne supporte pas l'individu, sont des voleurs du contribuables : se déclarer comme mère isolée à la caf, employer des gens au noir, si possible des sans-papiers pour plus de sécurité et de flexibilité, se débrouiller pour payer moins d'impôts. j'en connais pléthore, et ils me dépriment dans leur discours moralisateur. par exemple sur les fonctionnaires de la poste qui sont des fainéants et des profiteurs - il y en a d'autres.
c'est comme si plus personne ne considérait l'honnêteté comme une vertu. ou plutôt comme si plus personne ne voyait pourquoi rechercher la vertu plutôt qu'un 4X4. nous sommes dans une ère d'égoïsme mensonger, il paraît qu'il faut l'accepter. je n'y arrive pas.
ça m'a un peu énervée. je me dis que bonjour l'honnêteté intellectuelle sur un détail sans intérêt, et bonjour les compétences communicationnelles.
deux jours après, je la croise à la sortie du métro avec un acolyte, qui vient me voir en disant "bonjour, nous sommes candidats des verts sur marseille". je lui ai dit merci monsieur les verts j'ai déjà votre papier. elle m'a souri, cette godiche, alors qu'elle était déjà enfoncée. le député, on fait confiance à la personne, ils ont pas encore compris ça ?
j'ai vérifié un peu mes hypothèses sur la romanité des possesseurs de voitures d'enfant dans la rue, et il semble qu'elle soit avérée. il s'agirait bien des populations détestées par toute l'europe et qui finissent dans nos grandes villes sur-polluées, entassées dans des logements à peine salubres, à vivoter de nos poubelles. pendant ce temps, les riches deviennent plus riches en votant pour un nain malfaisant.
d'ailleurs, puisque je suis pas contente aujourd'hui, je tiens à signaler que tous ceux qui m'ont avoué avoir voté pour celui dont je suis censée respecter la fonction si je ne supporte pas l'individu, sont des voleurs du contribuables : se déclarer comme mère isolée à la caf, employer des gens au noir, si possible des sans-papiers pour plus de sécurité et de flexibilité, se débrouiller pour payer moins d'impôts. j'en connais pléthore, et ils me dépriment dans leur discours moralisateur. par exemple sur les fonctionnaires de la poste qui sont des fainéants et des profiteurs - il y en a d'autres.
c'est comme si plus personne ne considérait l'honnêteté comme une vertu. ou plutôt comme si plus personne ne voyait pourquoi rechercher la vertu plutôt qu'un 4X4. nous sommes dans une ère d'égoïsme mensonger, il paraît qu'il faut l'accepter. je n'y arrive pas.
15.5.07
un petit train en folie
pas très loin du boulevard des dames, je manque de me faire renverser - voire broyer - par un petit train de marseille qui fonce à toute allure. les cinq wagons brinquebalent dans le virage, à deux doigts du déraillement. pas de touristes à bord, cela va sans dire, mais je doute quand même que les petites voitures blanches soient adaptées au rallye en centre ville.
vers castellane. le curé se plaint au jeune beur qui tient le mur de son église de tous les cons qui pissent là chaque jour. c'est un curé que l'agacement rend peu poli. le jeune homme compatit.
un "roumain" (nom générique donné à ceux qui se promènent avec une poussette d'enfant, fouillent les poubelles et remplissent leur poussette de trésor insoupçonnés y trouvés) se repose assis dans son chariot. c'est le matin et la journée de travail va être dure dans ce mistral de folie. du double usage pertinent de la poussette.
vers castellane. le curé se plaint au jeune beur qui tient le mur de son église de tous les cons qui pissent là chaque jour. c'est un curé que l'agacement rend peu poli. le jeune homme compatit.
un "roumain" (nom générique donné à ceux qui se promènent avec une poussette d'enfant, fouillent les poubelles et remplissent leur poussette de trésor insoupçonnés y trouvés) se repose assis dans son chariot. c'est le matin et la journée de travail va être dure dans ce mistral de folie. du double usage pertinent de la poussette.
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