7.10.08

mauvais esprit

mon employeur a changé de logo. il est bien entendu atrocement laid, bien pire que l'ancien qui avait un petit goût années 70 tout mignon (je ne sais réellement pas de quand il datait). le pire n'est bien sûr pas ce petit dessin hors de prix, mais l'accroche qui nous a été allouée. "dépasser les frontières". pour une institution attaquée de toute part, incapable d'employer les jeunes qu'elle forme et qui les oblige à partir à l'étranger pour croûter, je trouve ça d'un mauvais goût singulier.

dans la thématique du dépassement de frontières. au parc du XXVIeme centenaire, il y a beaucoup de petits enfants de toutes les couleurs qui jouent. plus ou moins petits, et surtout plus ou moins accompagnés de parents. dimanche, un groupe de petits garçons de 10 ans, à majorité noire. l'un d'entre eux dit à l'autre qu'on se tait "quand on n'a pas de papier. c'est pas moi qui suis venu à marseille à la nage". j'ai toujours été fascinée par les conflits au sein des minorités opprimées, je trouve que leurs parents pourraient leur apprendre des catégories un peu plus pertinentes pour décrire le monde.

17.9.08

vexée

Je lisais hier le courrier international (ce qui aurait pu me faire passer pour bobo il y a quelques années mais maintenant que tout le monde a arrêté de le lire parmi mes voisins et amis, c'est plutôt la preuve que je suis has been) et j'ai vécu un instant de grave humiliation. Je commençais un article sur le rire. Ce n'est pas vraiment une nouveauté pour moi, mais il semble qu'on ait de nouveau démontré dans un laboratoire de psychologie quelconque que le rire a une fonction de cohésion sociale et n'exprime pas seulement une réaction face à un événement drôle. Exemples, protocoles précis, avec humains et singes, et autres démonstrations. Au début de l'article, la blague fameuse : "deux muffins sont dans un four. le premier dit "oh la la qu'est-ce qu'il fait chaud ici" et le second s'écrit "oh un muffin qui parle"". Alors tandis qu'un bout de moi formulait très distinctement dans ma tête "ouah, j'adore cette blague, elle est trop drôle", un autre bout de moi continuait à lire la bafouille du journaliste (car je suis multitâche, par exemple je peux regarder les chiffres et les lettres en épluchant les patates et en discutant au téléphone, faire la vaisselle en chantant à tue-tête sur un clip vidéo, et je ne parle pas de toutes les circonstances complexes où je peux en plus mâcher un chewing-gum) et ce scribouillard dont l'histoire a déjà oublié le nom déclarait alors "j'espère que vous n'avez pas ri à cette blague minable".
Ca m'a vraiment vexée et je me demande si on a le droit d'écrire des paroles d'aussi mauvais goût dans des journaux.

Vie marseillaise. Je ne sais pas si vous prenez le métro en ce moment, mais depuis six mois, dès que je prends un transport en commun, je tombe sur des contrôleurs. Il y en a de plusieurs sortes, avec des uniformes gris, bleus, blancs, très divers, mais on les reconnaît bien par leur déplacement en troupeau et l'ustensile de contrôle, une petite boite noire qu'on imagine gavée d'électronique, et qui leur sert à tester les tickets. Pendant toutes les années précédentes, j'avais rencontré des contrôleurs trois fois en tout et pour tout, je n'ai pas d'interprétation sur leur soudaine apparition dans l'espace public. Avec tout cet argent dépensé pour leurs salaires, on ne pourrait pas bêtement rendre les transports en commun gratuits ? Je dis ça sans avoir aucune information quantitative sur les deux plateaux de la balance que j'énonce ici.

Avec la grande exposition à la Vieille Charité, on croise aussi plein de policiers en allant au travail. C'est pas que j'ai franchement un problème avec l'uniforme, mais presque, alors d'en voir partout dans la ville, ça me fatigue un peu. J'avais bien compris que c'est un choix politique contemporain, pas seulement de Celui-Qu'on-Ne-Peut-Pas-Nommer, mais qui s'étend à toutes les nations riches, mais est-ce une bonne façon de décorer les rues ?

10.9.08

la nuit marseillaise

Il y a un peu plus d'une semaine, le lundi 2 septembre, j'ai retrouvé des amis qui jouaient au paradox. C'était un mardi soir, en tout début de rentrée. Le concert était une improvisation suite à un désistement germanique (je crois) par manque de chance, et on y voyait trois groupes locaux de bonne qualité et sans aucun rapport les uns avec les autres : jours (en formation minimaliste, seulement clara et fred, voix douce et enthousiasme amusé, rigueur de la guitare, jolies mélodies), deschamps (qui réussit à faire des larsens au milieu desquels on entend encore une mélodie) et anything maria (étonnante présence scénique d'une post-punkette déguisée en petite japonaise mignonne).
La salle était pleine la plupart du temps, peuplée à craquer de gens beaux et branchés de tous les âges. Plusieurs remarques : étonnant de voir une soirée marseillaise en semaine aussi gaie, détendue, sans prétention, mais pleine de qualité musicale ; le début d'année ajoute à la surprise de tous les amis assemblés autour d'une table ; l'absence de fumée de cigarette est vraiment agréable pour la vie de nuit, on peut le dire : c'est la seule bonne chose qui nous soit arrivé dans le monde public depuis 1 an.

4.9.08

le magasin invisible

rue fontange, je vois un panneau dans une vitrine vide ouvrant sur un magasin en rénovation. "la vente de cierge d'hostie et d'objets religieux se poursuit au fond du magasin (prendre le couloir à droite)". et je découvre que dans cette rue il y a un magasin de rosaires, porte encens, prie-dieu, gourmettes de baptême, tableaux et cartes postales représentant un quelconque béatifié, vierges à l'enfant, chapelets, croix, crucifix, peut-être quelques fouets pour se purifier et quelques auréoles pour aller dans des fêtes très select. il faut que ça soit fermé pour que je remarque qu'on peut vendre ce type de produits, et à plus forte raison dans une rue que je fréquente avec une régularité absolue. en fait, c'est la deuxième fois que je découvre avec une surprise innocente qu'un magasin pareil existe, la dernière fois c'est miwako ma copine japonaise à qui je montrais la ville qui s'était arrêtée fascinée et avait pointé du doigt le collègue de mon voisin, plus proche de la rue de rome.
on est capable d'en rater des choses passionnantes...

3.9.08

économie

aujourd'hui, c'était la journée des histoires absurdes et je transmets brutalement.

une anecdote charmante narrée par Alan Kirman à la pause déjeuner. lors d'un colloque international d'économie il y a quelques années en russie à la cafétéria. il y avait deux possibilités pour payer son repas pour un participant ne possédant que des devises étrangères : soit payer directement en dollar, soit changer à un kiosque à l'entrée, de dollar en rouble, et payer en rouble. le taux de change implicite de la cafétéria était d'environ 1 dollar pour 500 roubles, tandis que le kiosque proposait un taux de change clairement affiché de 1 dollar pour 1000 roubles. Dans la queue, Alan a repéré au moins 3 prix Nobel d'économie (dont les noms resteront secrets à jamais) qui sont allés payer directement en dollar. faites leur confiance, après ça....

un collègue, p.b. (à qui je n'ai pas demandé l'autorisation de le citer) était en italie cet été et achetait son pastis en supermarché. commentant auprès de sa femme, il dit "c'est pas très intéressant finalement", puisque de la france à l'italie, on gagne deux euros sur quinze, ce qui ne rembourse pas le prix de l'essence pour traverser la frontière. il a alors été interpellé par un couple à l'air retraité et à l'accent de l'est de la france, dont le mari lui a expliqué que si si, c'est intéressant, puisqu'on paie en euros italiens et pas français. devant l'air étonné du collègue, le vieux a sorti un ticket de caisse en montrant la conversion de euro à lire en bas du document, ce qui pour lui prouvait bien qu'il ne s'agit pas des mêmes euros (puisqu'en france, la conversion est d'euros en francs, non ?). comme autre preuve il a aussi raconté une histoire de paiement en euros allemands un peu obscure. ici, implicitement, l'euro italien est plus bas et l'euro allemand est plus haut. après je m'étonne encore que malgré toutes les informations à la télé, beaucoup de français continuent à soutenir celui-qu'il-ne-faut-pas-nommer. c'est simplement qu'ils ne savent pas traiter les informations, ça ne va pas plus loin.

1.8.08

Lidl Bouddha

contexte de la journée : durant mon footing en atmosphère chaude et polluée du matin, j'ai croisé le canard idéal pour ma réincarnation au cas où je retombe dans ma montée vers le nirvana à cause de toutes les fautes et impuretés que je commets chaque jour (je sais que si on est politically correct, on ne parle pas avec légèreté des croyances religieuses, mais je ne le suis pas, justement). la raison de mon choix les couleurs. le canard avait le bec vert presque fluo, les pattes oranges pétant et le corps noir sobre. voilà comme je veux être dans ma prochaine vie.

et voici mon aventure du jour d'hier. j'ai ouvert le paquet que mon doux et tendre a acheté pour moi chez lidl, et sorti de ce carton un superbe bouddha de 25 cm de haut, en plâtre. mais ce n'est pas n'importe quel traitement du plâtre. ici, on a choisit "imitation vieille pierre", et il y a des défauts verdâtres pour signifier la fausse mousse posée sur quelques parties et des fissures comme une vieille statue laissée dans le jardin pendant des dizaines d'années. nous étions fascinés par tant de kitch, d'où un cri de mon doux : "ils sont trop forts les chinois". là, au niveau de la réalisation de produits manufacturés moches et de mauvais goût à bas prix, on fait difficilement mieux.
bien sûr, je ne recommande à personne l'achat d'un bouddha en plâtre ; par contre comme l'association d'idées à fait jour immédiatement, je recommande violemment l'achat de La Marie en plastique (Rabaté et Prudhomme, Futuropolis/Gallimard).

Hier aussi je me suis souvenu du petit bal perdu.

31.7.08

la tête de la fille

avant de commencer, une petite note pour mon demi fidèle lecteur (c'est le traitement que nous, économistes, réservons à une personne qui fait une action seulement un jour sur deux, nous le coupons en tranches grâce à l'usage subtil des probabilités) : hier c'était la sainte juliette, et je n'ai eu que deux sms. mais personne ne regarde la météo et les saints du lendemain à la télé ou quoi ?
bon.
ce matin, devant l'église du vieux port (qui a sûrement un nom), il y avait un tas de zonards habillés en vieilleries militaires. ce tas était constitué d'éléments plutôt jeunes et d'un vieux, un peu plus abîmé. ils avaient visiblement déjà ingéré des produits toxiques et cela forçait la plupart à rester assis, et rendait leur présence un peu vitreuse. un des jeunes gars aurait pu être assez beau avec ses yeux d'un bleu transparent et ses cheveux blonds presque frisés, un peu longs. mais visiblement, la vie qu'il mène avec ses amis lui a détruit suffisamment le quotidien pour que son regard soit vide et un peu effrayant de ce fait. il y avait un chien, et en tout cinq hommes, une seul debout titubant, les autres assis sur des sacs de couchage crasseux. derrière le potentiel joli garçon, une jeune femme brune était assise. vraiment jeune, plutôt une fille de fait, le visage bien bronzé, les cheveux lisses attachés en catogan, la main posée sur sa paume de main, et regardant plutôt le vide. sa présence semble incongrue, car elle n'a pas une tête de zonarde du tout, plutôt de jeune fille polie de classe moyenne qui n'a pas particulièrement besoin de se détacher de son groupe social ni de prouver au monde qu'elle est cool. on la voit bien à science po ou en étude de psycho. elle a l'air de s'ennuyer.
j'imagine qu'elle a rencontré ce type un peu séduisant au camping où elle était avec ses copines, et l'été aidant elle a décidé de le suivre, laissant les autres rentrer à la maison. maintenant, elle se demande comment elle va expliquer à ses amies qu'elle est tombé dans un plan nul et que ce type est un looser. oscillation entre ennui, intérêt sociologique et peur du ridicule.

30.7.08

un temps de fric

il est intéressant d'écouter les discussions dans la rue, parfois. d'autres fois, ce sont les conversations qui s'imposent à nous et qui sont plutôt fatigantes. nous avons un jardin. une courette pour être plus précise. celle-ci donne sur une allée bordée de végétation, dont elle est séparée par des canisses, et qui donne elle-même sur la rue. et il arrive souvent que des groupes de citadins, qu'on suppose sans jardin individuel, viennent dans notre allée déambuler. il y a quelques temps, un type charmant était assis devant le bassin aux poissons (et à grenouille), lisant une bande dessinée, pendant qu'un bambin ronflait dans sa poussette. il m'a dit habiter à proximité et venir profiter des poissons et du calme avec son fils. parfois, des bandes de jeunes viennent s'installer là pour se bécoter, boire de la bière, fumer de l'illicite. ceux-ci sont un peu plus embêtants car ils choisissent des horaires nocturnes pour s'adonner à leurs vices, ce qui peut gêner dans le sommeil. ils se font en général virer à coups de pieds dans le derrière par une bonne âme de l'immeuble. enfin, une nouvelle catégorie de visiteur, plus clairement ancré dans la pure nuisance, a fait son apparition hier. le promeneur de chien à téléphone. le bonhomme, à la voie plutôt jeune mais pas tant que ça, ce qui indiquait qu'il s'agissait d'un abruti et pas un adolescent peu conscient de l'usage de l'espace sonore, faisait des aller-retours dans l'allée, parlant au téléphone sur des sujets outrageusement insipides, nous imposant même des erreurs de numéros absolument pathétiques. son principal sujet de conversation : le forfait millenium qu'il utilise fièrement et ses relations avec son opérateur de téléphone. pendant qu'il devisait gaiement et longuement (une bonne demi-heure de conversations enchaînées) en citant des sommes d'argent à toutes les phrases, il laissait son chien caguer là où nous passons tous les matins. apparemment, la tendance contemporaine de la vie sociale se résumait bien dans le comportement décrit ici : je vous chie dessus et je ne pense qu'à mon fric. vive les forces de dissolution sociale en marche.

28.7.08

fortune cookies

chez mon traiteur chinois préféré, j'ai acquis deux fortune cookies par hasard. je ne décrirai pas ce hasard car il est trivial et futile, mais son résultat est épatant, car je pense devenir rapidement une accro aux fortune cookies. pas une accro pour le goût, je ne les ai même pas mangés car ils m'ont servi de dépannage pour l'apéro de mon fils, celui qui aime la nourriture plus que son papa, sa maman, sa nounou, la fille de sa nounou, ses grands-parents de sang et par alliance, ses oncles tantes et cousins, les vavas (animaux et machines mouvantes), le foot, spiderman, le jet de sable ou de gravier, l'eau qui coule, réunis. il a donc mangé les fortune cookies, mais moi je les ai ouverts et ai lu le petit texte.
description.
le fortune cookie est constitué de deux parties équivalentes à défaut d'être parfaitement identiques, de forme convexe avec une partie plutôt plane et une autre bombée. il est d'une couleur tendant sur le jaune et sa texture s'approche d'un sablé très fin. il est creux à l'intérieur et se brise aisément en son centre, lieu de réunion des deux parties. lors du bris, on récupère un papier de 1 cm sur 4 environ, dont chaque face est ornée d'un texte. d'un côté le texte en rouge est en chinois, de l'autre côté le texte en noir est en français. ou semble être en français d'après l'arrangement des lettres, mais je ne peux pas prouver cette hypothèse.
quand je me rendis propriétaire du fortune cookie (j'en ai acquis tous les droits, même celui de le détruire totalement ou au contraire de m'en servir comme compost ou monnaie d'échange, comme c'est bon la propriété privée), la dame m'a signalé que c'est un fortune cookie et devant mon air torve à ajouté : un porte-bonheur. en fait, j'ai fait semblant d'être bête car j'ai déjà entendu parlé du principe. une petite phrase qui oscille entre l'annonce d'une bonne nouvelle et un vieux proverbe qui aide à faire des choix dans la vie.
le premier fortune cookie va plutôt dans le sens de la nouvelle :
"Vous faites des jaloux à cause de votre personnalité."
il reste délicat de décider si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, puisque faire des jaloux n'est pas quelque chose d'idéal, et "à cause" renforce cette idée, mais quand je me dis que la jalousie (qui serait, plus strictement, l'envie, je pense) est due à ma personnalité, c'est que je suis une personne trop chouette comme dirait le petit nicolas. donc, c'est une bonne nouvelle. voilà pour le premier fortune cookie.
déjà à ce stade, on comprend grâce à une unique interprétation de bon sens que je puisse devenir accro de ce type de lecture : je suis folle.
suite : le deuxième fortune cookie, qui va plutôt dans le sens du proverbe :
"Aucune main est pure quand le chef a changé."
déjà, là, ça devient plus complexe de décider du sens (je continue à supposer que c'est une traduction en français, jusqu'à preuve du contraire). je ne m'attarde pas sur les problèmes syntaxiques qui n'empêchent pas réellement de saisir la direction du discours. ce que je comprends, c'est que si le chef change, ceux qui l'ont suivi vont se faire couper les mains (ou zigouiller, ou mettre au placard, ou torturer, ou bannir, ou offrir un poste mirobolant si on a affaire à notre "celui qu'il ne faut pas nommer" contemporain, le roi du diviser pour mieux régner) par le nouveau. c'est un proverbe plein de bon sens, et qui me fait anticiper les retournements de politique sur mon lieu de travail dans les prochaines années.
on comprend mieux l'institution du fortune cookie quand on voit tous les amusements qu'on peut tirer pour 15 centimes d'euros, dans cette ère de vie chère.

22.7.08

extases

seules quelques personnes très sensibles pourront comprendre l'extase qui je connus de façon répétée en cette journée. ce matin, marchant tranquillement dans la rue, j'ai dégainé un paquet de granola, que j'ai savouré en évitant le soleil déjà chaud du matin (car chocolat et soleil, à l'instar de peau et soleil, ne sont pas amis tendres et chers).
arrivée au labo, j'ai ouvert le gros carton arrivé il y a peu, et découverte mon imac. je n'aime pas faire de pub, mais si on n'appelle pas un imac un imac, on ne peut pas comprendre ce qu'il y a de jouissif dans son déballage. je passe les détails techniques initiaux, pour parler du transfert de mes données, qui s'est fait sans y penser, grâce à un petit fil fire wire. le nouvel imac (gudule pour les intimes) a avalé toutes les données de shubaka (un gentil mac book pro très méritant). puis il a régurgité tout = connexion réseau déjà prête, tous les mots de passe et les identifiants de tous les sites oueb, mon livre d'adresses, mon calendrier, mes préférences. j'ai devant les yeux un jumeau un peu plus rapide. j'ai en plus, sachant que je ne veux pas me la jouer exhaustive car les forums sont là pour ça : leopard. et leopard, ça veut dire qu'on voit l'intérieur des fichiers sans les ouvrir, avec mail on peut faire des notes et des tâches comme un bloc-note, mais dans un des lieux qu'on fréquente en général assidûment (le mail). soudain, un nouvel espace quotidien, encore plus évident et ergonomique, s'ouvre à moi, tandis que plusieurs personnes que je connais tentent de revendre leur ordinateur sous vista, dégoûtés qu'ils sont de ne pouvoir utiliser une quelconque application.
alors, bien qu'il y ait des inégalités palpables dans ce monde, je suis joyeuse.
alors j'écris des messages insipides, mais qui me font oublier le monde pourri de la politique française et mon président qui n'a pas peur de se transformer en honte historique sur trois générations (après il sera largement oublié).

29.5.08

pourquoi faux ?

Parce que la traduction stupide et directe qui veut que le rythme du haiku soit 5-7-5 n'a aucune raison de s'adapter au français, traduction sans finesse d'un rythme japonais, mais que je me laisse quand même influencer.
Parce que les indications relatives à la saison, quand on habite au centre de Marseille, ne sont pas évidentes à percevoir. Saisons peu marquées du sud-est, grosse agglomération sans espaces verts et changement global, tout masque la cyclicité annuelle de notre vie. On verra que le remplissage des terrasses est un des bons indicateurs de la période, pas très buccolique.

(FH4)

le léger panier
au bout de la canne à pêche
du zonard bien cuit

(FH3)

Sous la fine pluie
le père crie, l'enfant crie et
la mère en sanglot